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22 décembre 2006

Intervention conseil municipal - Vendôme le 19/12/2006

L’eau est précieuse dans notre département

Florent Grospart

Intervention Conseil municipale du 19 décembre 2006

Je profite de ce rapport annuel sur l’eau pour vous faire part de quelques informations. Guy Auboire, professeur es sciences et ex dirigeant départemental des Verts à fait une conférence sur l’eau dans notre département le 12 décembre dernier à Blois.

En rappel, nous utilisons 2 types de réserves dans le 41 :
- un peu les cours d’eau (le Loir à Vendôme)
- Et en très grande majorité les nappes souterraines qui sont un peu moins polluées et qui demandent moins de moyens de dépollution. En ce qui concerne les nappes, nous avons la « chance » d’avoir la superposition dans nos sols de trois nappes distinctes : la nappe des calcaires de Beauce qui est tellement polluée que plus personnes n’ose l’utiliser la nappe de la craie de plus en plus polluée également Enfin la nappe du Cénomanien offre encore une qualité acceptable. Hélas, cette dernière est en grand danger. Il lui faut 1400 ans pour se renouveler et aujourd’hui dans notre fuite en avant effrénée nous pompons cette nappe pourtant reconnue comme nappe stratégique par l’Etat. Aucun forage n’étant étanche, les eaux des nappes précédentes sont en train de polluer durablement cette dernière. Les ressources en eau souterraine de notre département ont déjà été amputées de plus de 20% en trente ans. Cette gestion irresponsable de l’Etat qui n’a toujours pas classé notre département en risque majeur, qui pas fait de restrictions d’eau alors que nos nappes sont au plus bas ne doit pas occulter les responsabilités diffuses de tous les exploitants. Il y a aujourd’hui un risque majeur et bien réel d’épuisement des nos réserves d’eau potable et cela non pas par diminution de la pluviosité mais par pompage excessifs.

Certes l’agriculture productiviste pompe et pollue inconsciemment ces réserves mais les jardiniers ne sont pas en reste en utilisant jusqu’à 1000 fois plus de produits phyto-sanitaires au m2. Il faut signaler qu’à ce jour, aucun produit phyto chimique ne pollue pas. Pour exemple, les molécules de dégradation du glyphosates (le fameux roundup) sont une des pollution majeure de nos nappes alors que les fabricants continus à les nommer biodégradables et cela malgré les peines dont ils ont écopés pour publicité mensongères. La France est le dernier pays Européen à ne pas interdire ces produits gravement nocifs au moins à la vente aux particuliers. On en observe aujourd’hui les conséquences inquiétantes ne serait-ce que sur nos factures d’eau et sur les préconisations des soi-disant experts : forez toujours plus loin. Sur ce dernier point, nous sommes au bout. En dessous de la nappe du Cénomanien, il existe effectivement de l’eau, mais celle-ci est chaude et hautement salée donc pas exploitable financièrement parlant.

Pourtant des exemples existent de bonne gestion. A Munich, les nappes, polluées dans les années 90, au point de rendre les eaux distribuées impropres à la consommation ont poussées les institutions à recourir à la protection de tous les bassins versant en imposant très tôt l’agriculture biologique sur ces sols. Aujourd’hui, la qualité des eaux s’est stabilisée et elle est de nouveau potable par une filtration financièrement viable. Cet exemple montre s’il était nécessaire que des solutions alternatives existent, encore faut-il un Etat responsable pour les assumer, des partenaires motivés et conscients pour les imposer, tout ce qui nous manque aujourd’hui.

Vous l’aurez compris avec les orientations actuelles, non seulement le prix de l’eau n’est pas prêt de diminuer mais il est à craindre que nos réserves elles-même finissent par s’épuiser.

Florent Grospart


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